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L'histoire de l'Institut du Tabac de Bergerac est intimement liée à celle du tabac en France. Depuis son installation au coeur de la principale région tabacole du pays en 1927, l'Institut s'est peu à peu imposé comme un véritable centre de ressources auprès des planteurs, pour la lutte contre les parasites (ver jaune, etc...) ou les virus, dans l'adaptation aux évolutions du goût des consommateurs (acclimatation du tabac blond), ou la recherche de nouvelles variétés.


1923 Le projet de créer en France un Centre de recherche sur le tabac est adopté. Le site est choisi, au coeur de la principale région tabacole en France (on y cultive le tabac depuis le XVIème siècle !) : une ancienne poudrerie, inutilisée depuis la fin de la guerre, que le Ministère de la Guerre cède à la Seita.

1927 Le Centre de recherche est officiellement créé sous la responsabilité de Prosper Gisquet qui en deviendra le Directeur en 1933.

1928 Création d'un jardin botanique qui s'enrichit peu à peu. Constitué inlassablement à partir de collectes, de nouvelles variétés créées au centre ou de dons, il occupe aujourd'hui 2 hectares et regroupe plus de 1100 variétés de Nicotianées.

1939 Obtention d'un hybride stabilisé en nouvelle espèce. C'est le premier résultat de la recherche génétique menée à l'Institut qui permettra d'adapter les variétés aux contraintes de la culture, de l'environnement ou de la santé : tabacs résistants aux maladies, tabacs à faible teneur en nicotine, etc...

1939 - 1944 Construction des laboratoires de biologie et de chimie, ainsi que de la première chambre de fermentation.

1956 Premiers essais de culture sous toile de tabacs de cape, cette technique sera ensuite implantée dans le sud-est en 1958.

1957 Essais de culture du Burley pour les cigarettes blondes.

1958 Une première serre permet d'avoir de jeunes plants toute l'année.

1960 Le mildiou frappe les cultures de tabac en France. Face à cette menace qui dévaste des champs entiers, l'Institut intensifie ses recherches qui donneront peu à peu des résultats dont le retentissement sera mondial.

1962 Mise au point du "test cotylédon" qui permet de connaître dès le premier stade de développement de la graine quelle sera la résistance future de la plante.

1968 Mise à la disposition des planteurs Français des premières variétés de tabac résistantes au mildiou : PB D6 (tabac Brun) et BB 16 (tabac Burley).

1970 Création d'un laboratoire d'analyse des résidus de pesticides.

1975 Création et étude des premières variétés de tabac pauvres en alcaloïdes : L.A.P dont la teneur en nicotine est inférieure à 0,1%.

1981 - 1986 Dans le cadre du programme AGRIMED, étude de la production par le tabac de RuBisCO ou protéine F1.

1987 En collaboration avec Rhône Poulenc Agro., et Plant Genetic Systems réalisation des premiers essais en France au champ de tabacs génétiquement modifiés.

1988 Première variété de tabac de type Virginie sélectionnée à l'Institut : ITB 30.

1989 Obtention du premier brevet pour une variété hybride F1 mâle-stérile : ITB 1000 (tabac Brun séché à l'air).

1992 Inauguration des nouveaux laboratoires de biologie cellulaire et serres de confinement, marquant la volonté de la Seita d'accroître son potentiel de recherche dans le domaine des biotechnologies.

Reconnaissance de la collection de Nicotianées comme Collection nationale spécialisée par le CCVS.

1993 Développement industriel de la variété ITB 3304, hybride F1 mâle stérile, possédant des résistances à la pourriture noire des racines (C. elegans), et au virus Y nécrotique de la pomme de terre (PVYn).

1994 Obtention de la première autorisation Européenne de mise sur la marché d'un végétal génétiquement modifié, la variété de tabac ITB 1000 OX (résistante à un herbicide).

1996 - 2000 l'ITB coordonne des partenaires Européens dans deux projets subventionnés par l'Union Européenne (réduction de l'azote et des nitrates sur Burley et réduction de l'emploi des produits phytosanitaires) et participe au troisième projet retenu (pratiques culturales sur Virginie).

1997 Agrément BPE de l'Institut du Tabac pour la reconnaissance officielle d'expérimentation pour l'évaluation de produits phytosanitaires sur tabac.

Agrément des installations par la Commission du Génie Génétique (CGG) pour l'utilisation d'organismes recombinants.

2001 Reconduction du Groupement d'Intérêt Scientifique (GIS) INRA/Seita/ARN.

2002 Brevets concernant la production d'allergènes d'acariens et de graminées par le tabac (collaboration avec la Croix Rouge Hollandaise, Stallergène et le CNRS Rouen).

2003 5èmes Journées Scientifiques du Tabac de Bergerac "Résultats des projets U.E., les résidus de pesticides et le génome du tabac".

Démarrage d'un programme de coopération pour l'amélioration de la production marocaine de tabac dans le cadre d'un accord entre la Régie Marocaine des Tabacs (RMT) et le Ministère de l'agriculture Marocain.

2004 Mise en place du pôle recherche-expérimentation-formation tabacole sur le site du Domaine de la Tour. Installation de l'ANITTA (Association Nationale Interprofessionnelle Technique du Tabac).

2005 L'implantation de la station expérimentale de la coopérative Périgord Tabac sur le site complète le pôle Tabac.

6èmes Journées Scientifiques du Tabac de Bergerac "Bilan de 10 ans de coopération Européenne pour l'amélioration de la qualité des tabacs".

2006 L'Institut du Tabac reçoit la Certification ISO 14001.

Première carte génétique de Nicotiana tabacum.

46 546 séquences de gènes du tabac sont déposées par l'ITB et ATC Cambridge Ltd. dans les banques de données Genbank et EMBL.

 

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1927 : P. Gisquet et H. Hitier
1928 : Tri des feuilles
1939 : Semis
1942 : Construction des premiers laboratoires
1958 : Construction de la première serre
1962 : Test cotylédon
1975 : Mesures physiques
1992 : Serre de confinement
1997 : Laboratoire de biologie moléculaire
2006 : Certification ISO 14001